Les feux de forêt, le fléau de l'été

Pour faire face aux risques d’incendie aux portes de Marseille, plus des 400 sapeurs-pompiers sont présents dans les casernes tout au long de l’été, 200 hommes sont prépositionnés sur le terrain. Un reportage de Stéphane Burgatt.

Contre le feu, les premiers instants sont les plus importants.

Journée noire le 15 août sur le front des incendies : l’Aude a fait face au plus grand feu de l’été, un feu a priori désormais fixé. L’Hérault a également été touché, près de Béziers.

Des camions citernes prépositionnés

Entre la sécheresse des sols, les températures par moment caniculaires, le vent, et parfois la négligence de certains… le cocktail peut être explosif. Aussi, les sapeurs pompiers déploient comme chaque année un dispositif d’intervention au plus près des secteurs à risque, pour être le plus rapidement sur place, intervenir et circonscrire. Des efforts combinés aux fermetures ou restriction décidées au quotidien dans les massifs par les préfectures.

Aux Pennes-Mirabeau aux portes de Marseille, deux camions citernes sont prépositionnés dans un endroit stratégique. Les sapeurs pompiers appellent cela un Module d’intervention rapide. Le capitaine des Sapeurs-Pompiers Munoz en pilote deux simultanément : "nous sommes à l'entrée d'un petit champ, et à proximité des autoroutes, des départementales, pour pouvoir rayonner, nous projeter rapidement."
Les deux camions sont d’une contenance de 4000 litres d’eau pour l’un, 6000 litres pour l’autre. De la journée, le capitaine et ses hommes ne retourneront pas à la caserne. Tout est une question de rapidité d’intervention : "ce sont vraiment les premiers instants qui sont les plus importants. C'est la fameuse théorie du verre d’eau, du seau d’eau et du camion…"

Une simple gerbe d'étincelles

À tout ce dispositif s'ajoute la pédagogie, un discours à marteler chaque année auprès des locaux et auprès des touristes. "On l'a connu il y a quelques années, détaille Pierre-Claude Pastor, capitaine du service Communication, avec des sociétés employant des personnels qui n’ont pas la culture du sud. Pour des travaux chez des particuliers, ils vont donner un coup de disqueuse sur une poutre métallique, et sans voir la gerbe d'étincelles qui va mettre le feu à une parcelle de champ, elle-même contigüe à un pin, tout cela attisé par le vent. Et on arrive à une petite catastrophe pour la forêt."

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