Société Générale - FN : "Une volonté de persécution" selon W. de Saint-Just

Le trésorier du Front national ne comprend pas la demande formulée par la Société Générale au parti frontiste de clôturer tous ses comptes chez elle.

Wallerand de Saint-Just, trésorier du Front national

Le Front national n'est plus le bienvenu chez la Société Générale. Le parti frontiste s'est vu demander par la banque de clôturer tous ses comptes domiciliés chez elle, se retranchant derrière le secret bancaire pour ne pas dévoiler ses motivations. Interrogé au micro de Sud Radio, le trésorier du FN, Wallerand de Saint-Just, ne s'explique pas cette décision.

"La Société Générale, malgré tous nos recours internes, a toujours refusé de nous donner la moindre raison à partir de laquelle ils ont pris la décision de nous éjecter, a critiqué Wallerand de Saint-Just. Depuis ce matin, j’ai l’impression que la Société Générale fait circuler mensongèrement des informations et donne des raisons qui parleraient notamment de la mauvaise situation du Front national. Premièrement, ils ne nous ont jamais parlé de cela et deuxièmement, c’est un mensonge parce que la situation financière du FN est correcte. Voilà de quelle façon nous sommes traités par cette banque."

Le trésorier du FN dénonce notamment un deux poids deux mesures avec les autres partis, notamment Les Républicains : "On a même saisi le médiateur de cette banque, qui a refusé d'ouvrir un dossier. On est traités comme des parias. Si des raisons sous-jacentes existaient, ils auraient dû agir de cette façon vis-à-vis de l'UMP et des Républicains. Ce mouvement politique leur doit plus de 50 millions d'euros depuis des années. Il y a deux poids deux mesures, comme toujours, au détriment du Front national. On ne peut que conclure à une volonté de persécution."

"Avec M. Macron, c'est vraiment l'avènement de l'oligarchie financière, a-t-il ajouté. Un certain nombre de personnes en prennent plein la figure, dont nous. On résistera, mais pour le moment, ce n'est pas facile."

Propos recueillis par Félix Mathieu pour Sud Radio