Météo de printemps : sommes-nous tous coupables ?

Cette météo exceptionnellement douce sur la France est-elle normale ? C’est le débat du jour avec Véronique Jacquier dans "Info vérité" sur Sud Radio le 28 février. Avec pour invités :
-  Henri Landes, cofondateur de la Fondation Landestini ;
- Frédérick Decker, météorologue à Météonews ;
- François-Michel Lambert, député écologiste des Bouches-du-Rhône, membre du groupe « Libertés et territoires ».

Info Vérité est diffusée tous les jours à 7h10 et 9h15 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

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Une douceur exceptionnelle régnait le mercredi 27 février sur toute la France. Cela fait plusieurs jours que les températures sont au-dessus des normales saisonnières. Est-ce normal ? Sommes-nous coupables de la montée des températures à cause de la pollution générée par l’activité humaine ? Faut-il s’inquiéter de ce printemps en plein hiver ?

Le record de février 1960 battu

Nous vivons un épisode de beau temps exceptionnel dans sa durée. Il fait très doux depuis douze jours ! Et nous avons battu hier le record de la journée la plus chaude en février à l’échelle nationale : il a fait en moyenne 20,9 degrés. Le précédent record datait du 28 février 1960, avec 20,2 degrés. Dans les Pyrénées Orientales, à Eus, le thermomètre est monté jusqu’à 27,2 degrés ! Cela dit, on ne bat pas le record absolu pour un mois de février, toujours en 1960 : 31,2 degrés à Saint Girons, en Ariège. "Oui, le phénomène que nous avons vécu jusqu’au 27 février est remarquable, estime Véronique Jacquier. Mais il ne doit pas nous inquiéter. Il y a eu des journées en février incroyablement douces en 2012, 1992, 1976 et on peut remonter jusqu’en 1926 : 26 degrés un 21 février à Bordeaux."
Ce qui frappe les esprits, c’est qu’il y a exactement un an, nous subissions de plein fouet l’air glacial venu de Russie : les températures ne dépassaient pas zéro ou étaient négatives, et la France était sous la neige. Mais ce contraste n’a rien d’affolant. Notre pays est, en fait, soumis à un climat tempéré. Reste une question : le blocage de l’anticyclone aussi longtemps au-dessus de la France, est-il une conséquence du dérèglement climatique ? Il est trop tôt pour le dire.

Mettre de la nature dans chacun de nos actes

Pour autant, l’activité humaine joue-t-elle un rôle dans cet épisode météo exceptionnel ?
 "Non, précise Véronique Jacquier, car nous avons toujours connu des pics de chaleur en février. En revanche, les pots d’échappements, le chauffage créent une pollution redoutable avec l’anticyclone puisque les gaz stagnent dans l’atmosphère." On ne peut donc pas lier la chaleur de cette fin de février au dérèglement climatique. En revanche, à l’échelle de la planète, de plus en plus de records chauds sont battus, et de moins en moins de records froids. Le réchauffement climatique est bien là. Et nous sommes tous coupables.

"Nous avons toujours eu des variations climatiques et on en aura encore, estime Henri Landes, cofondateur de la Fondation Landestini. Par contre, nous avons de plus en plus de moments de chaud et des chaleurs plus élevées au moment où on ne les attend pas. Nous avons eu des années de plus en plus chaudes depuis une vingtaine d’années. Ce qui détermine le changement climatique, c’est que nous faisons accélérer les changements de température par rapport aux millénaires précédents. Mais il faut toujours se dire que ce pourrait être bien pire !" Comment lutter contre cela ? "Il faut retrouver la nature dans chaque acte quotidien : mon achat, ce que je mange, contribue-t-il à plus de respect de la nature ?"
 
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