Eric Coquerel: "Il faut fédérer le peuple face à l'oligarchie"

Le RN obtient d'excellents résultats dans des endroits peu concernés par l'immigration, selon le député LFI de Seine-Saint-Denis, qui accuse aussi Marine Le Pen de récupérer le vocabulaire social de la gauche. Invité du petit déjeuner politique, Eric Coquerel estime que la France insoumise a été victime de la démobilisation de son électorat populaire, mais aussi de l'attrait d'une partie des classes dites moyennes pour Europe écologie les Verts. 

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Des riches de plus en plus riches

Il faut fédérer le peuple face à l'oligarchie. Il y a de moins en moins de riches mais qui s'engraissent de plus en plus. Il faut fédérer le peuple sur le partage des richesses ou la planification écologique, et non pas sur la peur de l'immigré ou d'une religion.

L'immigration, pas un problème majeur

Aujourd'hui en France, ce n'est pas le problème majeur. Il y a eu des arrivées en 2015 du fait des guerres en Syrie, mais depuis ça diminue. Le vrai problème, c'est qu'on laisse certains pays se dépatouiller au niveau de l'Europe, et qu'on n'ait pas de moyens pour gérer cette question qui est encore gérable. Peut-être qu'un jour, si la crise climatique et la crise climat que qui ruine des économies du sud continuent à se développer, peut-être qu'un jour ces mouvements ne le seront plus, mais aujourd'hui ce n'est pas vrai. Mais ce qui n'est pas gérable, c'est que sur Paris vous n'avez pas un seul centre d'accueil comme les autres capitales.  Vous avez les migrants à la rue, les gens ont l'impression que c'est le chaos alors que c'est la manière dont nous gérons, et Mme Le Pen utilise tout ça (avec peur, car elle fait d'excellent résultats dont des endroits où il y a ni migrants ni réfugiés), et elle utilise ça pour faire passer des idées nauséabondes associées avec un vocabulaire qu'elle nous prend sur la question sociale, alors qu'en même temps le Front national est contre l'augmentation des salaires, pour l'austérité, et pour que les gens travaillent plus sans être plus payé: c'est ça, la réalité.