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Le quartier Saint-Aignan, à Pithiviers

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Steven Gouaillier est à Pithiviers, dans le Loiret, ville d’à peine 10 000 habitants, au revenu médian assez modeste et qui compte 47 % de logement sociaux.

Plus précisément dans le quartier Saint-Aignan, au nord de la ville, de 418 logements, au bord des champs, à l’écart du centre-ville, qui souffrait il y a quelques années de l’image d’un quartier difficile.

Jean-René, qui a quitté les lieux en 2013 : "Avant le changement, c’était un quartier comme tous les autres, avec de la drogue, de l’oisiveté. À un moment, comme ailleurs, les jeunes en ont eu marre et ont foutu le feu. C’était leur réponse à l’époque."

Le paysage a changé ces derniers mois. Espaces verts, portails, façades rénovées. Si bien que Jean-René a décidé de revenir pour ouvrir son commerce sur place : "Je m’étais toujours dit qu’il fallait faire quelque chose. Une auto-école. C’est une entreprise de proximité à disposition du public. Ça ouvre des perspectives d’emploi. Quand un jeune a son permis, il a un emploi."

Le tissu associatif s’est aussi étoffé. Fête des voisins, défilé interculturel, chasse au trésor. Explications de Jessica, vice-présidente de l’association O'nayade : "Les gens ont parfois peur du quartier ou sont un peu intimidés. Le peu de personnes qui ont cette vision des choses, quand elles viennent dans le quartier, elles se rendent compte que ce n’est pas cela. Les jeunes ont envie de s’en sortir. On veut les aider à avancer le plus vite possible et dans les meilleurs conditions."

Le 25 avril, une rencontre est prévue entre chefs d’entreprises et jeunes de quartier. Fatimata Sy est présidente de l’association Aduuna : "On va faire des rencontres entre entreprises et jeunes des quartiers difficiles. Ils sont venus spontanément, ont demandé comment ils doivent s’habiller, s’il faut des CV… Ils se sont dit ‘Ah, on vient vers nous’."

D’après Philippe Nolland, le maire de la commune, l’apaisement dans les quartiers passe également par plus de présence policière sur place : "On est très attentif sur les trafics, mais la présence est dissuasive. Nous avons une politique de présence et de caméras, un système qui va doubler d’ici la fin du mandat."

La situation n’est pas redevenue complètement rose, mais il y a clairement du mieux ces derniers temps.